Webinaire 2021

Sexes, genres, identités... Guerre des discours?

   

Qu’est-ce qui empêche une meilleure prise en charge et compréhension des phénomènes d’emprise et de domination dans les rapports humains?

Sexes, genres, identités… ces thèmes sont récurrents dans le discours public ainsi que dans celui de certains secteurs: psychothérapeutique, médical, social, juridique ou politique. Quels sont leurs implications, leurs corollaires, leur intérêt?

   

On parle également beaucoup de guerre, de polarisation ou encore, plus récemment, de radicalisation. Mais qu’entend-on au juste par-là?

   

La polarisation des sexes et les questions de genre qui en découlent nous semblent être le paradigme du traitement de toutes les différences: races, cultures, statuts sociaux, etc.

   

C’est à partir de l’objet social de notre asbl et dans une démarche de curiosité que nous entreprenons un projet de webinaires. Curieux.ses nous-mêmes d’en apprendre plus sur des thèmes riches pour notre clinique et notre réflexion, nous désirons créer un espace d’apprentissage et d’échanges entre professionnel.le.s de terrain, expert.e.s et toutes personnes intéressées par les sujets abordés lors de ces webinaires.

   

Ces notions seront envisagées à plusieurs niveaux d’analyse: individuel, interpersonnel, groupal et collectif. De nombreux.ses expert.e.s travaillent à la diffusion de leurs travaux en la matière, des initiatives de terrains voient le jour, des partenariats se construisent… Il semblerait pourtant que quelque chose de ces entreprises peine à s’inscrire et se pérenniser dans les représentations.

     

Modalités pratiques

     

Quand? Un vendredi par mois,

de 12h à 14h.

Inscription? Gratuite

Information? contact@preferasbl.com

     

 

Programme 2021

   

 Vendredi 22 janvier 2021 

Genres, sexes et féminismes

par Aurore DUFRASNE

Aurore Dufrasne est psychologue, psychothérapeute, sexologue et formatrice au sein de l'asbl Genres Pluriels.

   

Aperçu de l'intervention d'Aurore Dufrasne :

Dès l’enfance, on nous a appris que les êtres humains étaient soit des «filles» soit des «garçons». En cours de sciences, on nous a enseigné qu’il y avait des mâles et des femelles… et c’est tout. En réalité, est-ce vraiment aussi simple? Est-ce que les sciences nous expliquent vraiment toute la réalité et toutes les possibilités?

Dans les conversations, dans les médias, il est souvent question d’homos, de lesbiennes, de gays, d’hétéros, de trans*, d’orientations sexuelles, d’identités de genres, etc. Mais que signifient au juste ces expressions?

La société entretient nombre de croyances et de préjugés qui réduisent les personnes ne correspondant pas aux normes à des schémas simplistes, le plus souvent péjoratifs et dégradants. Les personnes transgenres et intersexuées y sont tout particulièrement confrontées.

Les préjugés et discriminations qui s’exercent à l’encontre des personnes transgenres et intersexuées se traduisent par des difficultés souvent considérables dans des domaines fondamentaux tels que l’accès à la santé, au travail, à l’éducation, au logement, aux services administratifs. 

Nous constatons que le public est largement sous-informé ou mal informé de l’existence et des réalités des personnes transgenres et intersexuées. Il est donc indispensable, et c’est l’un des principaux objectifs de notre association, de mettre en œuvre des actions de sensibilisation, d’information et de formation à destination non seulement du grand public, mais aussi des professionnel.le.s de tous les secteurs de la société, aussi bien publics que privés.

Vendredi 26 février 2021

Genre, travail et santé

par Annalisa CASINI

Annalisa Casini est Docteure en sciences psychologiques (ULB, 2008). Actuellement elle est chargée de cours à l’Université catholique de Louvain (UCLouvain) où elle enseigne la psychologie du travail, de la santé au travail, la psychologie sociale et la psychologie du genre. Elle fait partie du WORCPsyLab de l’Institut de Recherche en Sciences Psychologiques (IPSY) et elle est Présidente du Centre Interdisciplinaire de Recherche Travail, État et Société (CIRTES). Ses intérêts de recherche portent sur les liens entre genre, travail et bien-être de travailleurs et de travailleuses avec une attention particulière dits du care (en institution et à domicile).

Aperçu de l'intervention d'Annalisa Casini :

Malgré une législation qui vise explicitement l’égalité au travail, hommes et femmes n’exercent pas les mêmes métiers ni n’occupent les mêmes places dans la hiérarchie professionnelle. Au-delà des évidentes inégalités économiques et dans l’évolution des carrières respectives, cette double ségrégation implique également des disparités en termes de facteurs de risque pour la santé physique et mentale des uns et des autres. Le dialogue qui sera entrepris ici fera le point sur cette question en examinant le rôle joué par les stéréotypes de genre, en s’interrogeant sur le manque de mixité dans certains secteurs et sur les logiques androcentriques souvent présentes dans la sphère professionnelle. Nous réfléchirons également sur le sentiment d’isolement, de menace et d’épuisement, ainsi que sur le manque de reconnaissance auquel les femmes doivent faire face de nos jours.

“Pour aller plus loin” :

https://uclouvain.be/fr/chercher/cirtes

https://www.worcpsylab.com/

https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/ipsy 

Logo CIRTES.png
Logo IPSY.png
Logo WDRC-PsyLab.png

Vendredi 26 mars 2021 

L'emprise des appartenances

par Noura Amer

 

Noura Amer est psychologue clinicienne belgo-libanaise, coordinatrice de la Maison des femmes-MOVE à Molenbeek et présidente d'AWSA.Be asbl (Arab Women's Solidarity Association - Belgium). Elle effectue actuellement une thèse de doctorat au sein de CeSCuP (Centre de psychologie sociale et interculturelle à l'ULB). Ses recherches portent sur l'influence du contexte migratoire sur l'engagement féministe chez les femmes belges d'origine marocaine.

Aperçu de l'intervention de Noura Amer :

Le féminisme, de la diversité à la polarisation ?

Selon l’historienne Laurence Klejman, le féminisme est un mouvement politique, social et intellectuel qui a fait son chemin malgré l’absence d’un texte fondateur commun ou d’une possible définition.

Comme tout mouvement social, le mouvement féministe est traversé par différents courants de pensée (Louise Toupin, politologue). Chacun de ces courants cherche à comprendre pourquoi et comment les femmes occupent une position subordonnée dans la société. Certains abordent cette analyse depuis l’angle socio-économique, d’autres y ajoutent les questions de race, d’orientations sexuelles, etc. D’autres influences comme celles de la psychanalyse, des perspectives spirituelles, écologistes, post-modernes, post-coloniales, décoloniales et queer sont également présentes.

Les appartenances multiples des femmes façonnent depuis toujours la lecture de leurs situation et engagement féministe. Des appartenances idéologiques, partisanes, classistes, nationales, linguistiques, religieuses, tribales, familiales...forment les contextes dans lesquels les femmes évoluent, comprennent leur oppression et élaborent les moyens d’y faire face.

Ces dernières années, particulièrement dans les pays francophones, nous assistons à une polarisation du féminisme de plus en plus grande. Il y aurait d’un côté des féministes universalistes laïques et de l’autre, des féministes inclusives. Les terrains d’entente semblent de plus en plus rares.

Nous nous interrogeons sur cette polarisation, ses sources et ses remèdes. Nous aborderons la question des appartenances multiples, de leurs éventuelles emprises et nous reviendrons sur l’importance de penser les tensions intergroupes.    

“Pour aller plus loin” :

http://awsa.be/fr/page : AWSA.Be

https://www.facebook.com/search/top?q=maison%20des%20femmes-%20move%20asbl : Maison des Femmes- Molenbeek Vivre Ensemble (MOVE asbl) 

https://www.aric-interculturel.com/l’Association internationale pour la recherche interculturelle (ARIC) 

https://cescup.ulb.be/ : Centre de Recherche en Psychologie Sociale et Interculturelle ( CRPSI) 

https://www.facebook.com/strigesMSH/ : Structure de recherche interdisciplinaire sur le genre, l’égalité et la sexualité de la Maison des Sciences Humaines de l'ULB (STRIGES) 

Vendredi 30 avril 2021 

La violence des femmes, un vecteur d'émancipation ?

par Peggy Larrieu

Peggy Larrieu est Maître de conférences en droit privé à l’Université d’Aix Marseille, elle mène depuis une quinzaine d’années des recherches interdisciplinaires autour des phénomènes de transgression. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont "Neurosciences et droit pénal", "Le cerveau dans le prétoire", L'Harmattan (2015), "Mythes grecs et droit", PU Laval (2017) et, en collaboration, "Vivre sans, Que reste-t-il de notre monde ?", Erès (2020).

Formulaire d'inscription : ici

Aperçu de l'intervention de Peggy Larrieu :

Penser la violence des femmes, c’est pointer en creux l’impensé qui sous-tend une grande partie des débats sur la violence, impensé selon lequel il existerait un sexe menaçant, le masculin, tandis que le sexe féminin serait quant à lui plus faible et donc inoffensif. La violence serait-elle le propre de l’homme ? Les femmes sont-elles les victimes « naturelles » d’hommes prédateurs ? Quelle réprobation a pesé historiquement et pèse encore sur les femmes dérogeant à ces injonctions sociales et culturelles ? Comment la loi qualifie et punit-elle les délits et crimes commis par les femmes et ceux commis par les hommes ?

A l’heure de la parité et de l’égalité des sexes, nous pouvons nous demander si femmes et hommes sont égaux face au crime, face à la violence, face à la délinquance. Nous questionnerons également l’hypothèse de la faculté émancipatrice de cette violence.

   

 

    

Vendredi 28 mai 2021 

Féminiser le donjuanisme : émancipation du désir féminin ou réaffirmation des normes sociales et de la domination masculine ?

par Aurélia Gournay

Aurélia Gournay est enseignante titulaire à l’Université de la Sorbonne Nouvelle. Elle est agrégée de Lettres Modernes et Docteure en Littérature Générale et Comparée. Sa thèse porte sur les réécritures contemporaines du mythe de Don Juan. Ses recherches se sont ensuite orientées vers les questions de genre, notamment autour de la possible féminisation du donjuanisme et de ses conséquences. Ses champs d’étude sont la littérature mais aussi le cinéma et les séries TV dans une perspective d’intermédialité.​

Aperçu de l'intervention d'Aurélia Gournay :

Beaucoup moins représentées en littérature et au cinéma que leurs homologues masculins, les personnages de Don Juanes se révèlent éminemment problématiques. En effet, les œuvres dans lesquelles elles apparaissent semblent annoncer une vision progressiste et émancipatrice pour les femmes, les autorisant, notamment, à assumer librement leurs désirs et leur sexualité. Pourtant, une étude plus approfondie aboutit au constat que ces héroïnes, très majoritairement dépeintes par des hommes, ne font, au final, que confirmer l’emprise de la société patriarcale et de ses carcans.)

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