En 1996, M. Maes a commencé à organiser et animer des groupes de parole pour victimes de sectes au sein du Centre de Consultations et de Planning Familial Marconi (CCPFM) qui l’employait en tant que psychothérapeute. À partir de cette expérience, il a développé un projet plus large d’aide aux victimes de sectes, et a obtenu, pour le CCPFM, deux équivalents temps pleins ACS qui assurent, encore aujourd’hui, un «service d’aide aux victimes d’emprise et de comportements sectaires» (SAVECS).

  

Pour diverses raisons (surtout administratives au départ), M. Maes a dû, en 2001, diviser son action entre le SAVECS et une nouvelle asbl baptisée SOS-Sectes asbl. À partir de SOS-Sectes asbl, M. Maes développé une expertise autour de la notion d’emprise, avec un élargissement progressif des groupes sectaires à des situations de couple et de famille: violences physiques et morales, perversions sexuelles et narcissiques, inceste, etc. Il a publié plusieurs ouvrages témoignant de cette expertise.

  

Au fil du temps, M. Maes a été amené à partager son expertise dans le cadre de conférences, séminaires, colloques et formations. Son objectif était et reste de sensibiliser les acteurs de terrain aux spécificités de ces problématiques, afin d’élargir le réseau d’intervenants possibles.

  

C’est dans la continuité de cette action que l’OCAM, le 21 octobre 2014, l’a invité à donner une conférence sur l’emprise sectaire dans le but de suggérer aux agents de prévention invités à cette occasion quelques pistes de réflexion sur la radicalisation des jeunes. En échangeant avec ce public, il s’est rendu compte qu’il avait quelque chose à apporter en matière de prévention du «radicalisme», et a commencé à se documenter, de façon à préciser son propos et à en augmenter la pertinence. Il a également eu l’occasion, à cette époque, de rencontrer quelques familles concernées par le problème en consultation privée, ainsi qu’un jeune «déradicalisé», dans le cadre d’une mesure de probation.

Étant donné le développement de cette partie de l’activité de SOS-Sectes asbl et le grand nombre de nouveaux projets et partenariats l’accompagnant, M. Maes a choisi, en septembre 2017, de créer une nouvelle asbl avec de nouveaux acteurs plus impliqués la prévention de la radicalisation. Il s’agit de PREFER asbl. Ses cofondateurs sont: Jean-Claude Maes, master en psychologie, docteur en Information et Communication, thérapeute familial systémique, Evelyne Josse, docteur en psychologie, victimologue et hypnothérapeute, Martine Lagarrigue, thérapeute familiale psychanalytique. C’était aussi l’occasion de mieux différencier le projet «sectarisme» et le projet «radicalisme».

  

 

 

L’histoire ne s’arrête pas là, car les psychologues engagés par PREFER asbl, Amal Toufik et Tim Stroobandt, sont très impliqués dans leur travail et se sont fait la caisse de résonance du terrain.

  

Premièrement, le mot «radicalisme» s'est éloigné, dans l'opinion publique, de son sens originaire: on a tendance à le référer au seul islamisme, alors qu'il concerne tous les «extrémismes violents», politiques (extrêmes-gauches et extrêmes-droites, régionalismes, etc.), religieux (musulmans mais aussi chrétiens, juifs, etc.), laïques (il existe des laïcismes…), économiques (dans quel mesure le néolibéralisme ne serait-il pas un radicalisme auquel les autres ne font que répondre en miroir?), etc.

  

Deuxièmement, il apparaît, à la réflexion, qu’au-delà ou plus exactement en amont de la prévention des radicalisations, l’objet social de PREFER asbl serait surtout la prévention des polarisations, ceci que ces dernières s’imposent dans la société en général, dans les espaces publics, dans les institutions, dans les familles, dans les couples : on voit que cette énumération va du plus partagé au plus intime.

  

PREFER était l’acronyme de «Prévention, Recherche Et Formation sur l’Emprise et le Radicalisme». Mais il va plus que probablement devenir celui de «Prévention, Recherche Et Formation: Emprise et Résilience». Sachant que tous les psychologues de PREFER asbl sont formés (entre autres) en psycho-traumatologie. Et qu’en filigranes des trajets singuliers, le fil rouge est effectivement la question des traumatismes provoqués par les dérives de l’emprise, et de leur traitement, c’est-à-dire la question des tuteurs de résilience qu’on peut proposer à ceux qui en ont besoin.

  

© PREFER asbl, le 9 octobre 2019

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