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Fond Affiche 2016 horizontale 300 corrig

Mercredi 18 et jeudi 19 novembre 2026

Colloque

Différences

Les exposés ont été conçus pour être accessibles à un public très large:

nul besoin d'être «psy» pour y assister!

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Dans le prolongement de «Pourquoi la guerre?» en 2022, «Pourquoi la violence?» en 2023 et «L'ère des Narcisse» en 2024, voici «Différences».

  

L'anthropologue Maurice Godelier estime que toutes les sociétés s'organisent sur une double différence: celle des générations et celle des sexes. Le cas échéant, nous avons des questions à nous poser sur nos sociétés occidentales contemporaines, qui traitent ces deux différences de façon inédite. Est-ce pour cela que s'accentuent les polarisations? Que prolifèrent les radicalisations politiques, religieuses et autres? Que les rites de passage de l'enfance à l'âge adulte ont cédé la place à des adolescences interminables? Que l'opinion oscille entre émotion populiste vis-à-vis de certaines « victimes » et indifférence totale vis-à-vis d’autres? Etc.

  

Que pouvons-nous faire, à notre échelle, en tant qu'acteurs de la santé, de l'éducation, de la sécurité, de la cohésion sociale, pour prévenir ces dérives ? Faute d'avoir toutes les réponses, nous essaierons de poser les questions convenablement, et comme nous en avons pris l'habitude, nous les poserons par cercles concentriques, aux niveaux individuel, interpersonnel, groupal et collectif.

  

Nous demanderons à nos orateurs/trices, Alexandre Ansay, Isabelle Duret, Serge Escots, Océane Gangi, Olivia Gazalé, Pascale Jamoulle, Myriam Leroy et Jean-Claude Maes d'éviter les langues de bois de leurs disciplines respectives et de faire la part belle aux illustrations concrètes, de façon à donner des pistes de travail aux intervenants de terrain.

Breughel l'Ancien 1563 La Tour de Babel

Direction scientifique: Jean-Claude Maes

Modération: Richard Hallez

Discussions: Patrick Desaive

Partenaires: Brocoli Théâtre asbl, Formeville asbl et Service de médiation locale de la Commune de Molenbeek-Saint-Jean.

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Lieu: Château du Karreveld

3 avenue Jean de la Hoese, 1080 Bruxelles

PAF: 200 euros (150 euros pour les inscriptions en groupe de quatre personnes et plus, 100 euros pour les étudiant·es et les personnes sans emploi).

Sont inclus dans la PAF les 2 repas du midi. 

Inscription: via le formulaire d'inscription

  

Une accréditation en éthique et économie 

est demandée pour les médecins

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PROGRAMME EN CONSTRUCTION

 

MERCREDI 18 NOVEMBRE 2026

  

08h00 Accueil en chanson

  

08h30 Introduction: différences, indifférenciation, indifférence

Intervenant: Jean-Claude Maes, psychologue clinicien, docteur en Sciences de l'Information et de la Communication, psychothérapeute adultes-couples-familles, directeur de PREFER asbl, auteur de nombreux ouvrages et articles portant entre autres sur les dérives de l'emprise.

Argument: Cette courte intervention est destinée à dérouler le fil rouge des deux journées que nous consacrerons au thème des différences, sachant qu'elles devraient être sources de richesse, mais qu'elles font peur et qu'on tend à s'en défendre.

   

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09h00 Trois figures d’anti-transmission

Intervenante: Isabelle Duret, docteure en psychologie clinique, est professeure de psychopathologie à l’Université libre de Bruxelles où elle dirige le service de Psychologie du développement et de la famille. Elle est psychothérapeute et formatrice en thérapie systémique à l’ULB et à La Forestière asbl en Belgique, auteure de nombreux articles et de «La peur de transmettre» (Erès, 2025).

Argument: Il y a trois manières au moins de tenter de s’extraire d’un passé traumatique comme pour fuir ses origines. Si ces stratégies peuvent donner une illusion d’indépendance ou de liberté, elles conduisent souvent à une impasse, voire à un enchaînement involontaire au passé. Quelques exemples cliniques illustreront comment les identifier et permettre à nos patient·e·s de sortir de la répétition traumatique.

   

10h30 Pause café en chanson

  

  

11h00 La femme est l'avenir de l'homme

Intervenant: Jean-Claude Maes, psychologue clinicien, docteur en Sciences de l'Information et de la Communication, psychothérapeute adultes-couples-familles, directeur de PREFER asbl, auteur de nombreux ouvrages et articles portant entre autres sur les dérives de l'emprise.

Argument: «Le lien n’est pas la relation». Cet aphorisme de Pierre Benghozi attire l’attention du clinicien sur l’existence de deux registres psychiques bien distincts, en bref celui de l’attachement versus celui des interactions qui n’engagent à rien. Les liens jettent un pont sur la différence des générations et la différence des sexes, les relations organisent la différence des genres. Nous verrons comment fonctionnent ces deux registres et quelles dérives peuvent s’y déployer.

  

12h30 Pause repas en chanson

   

 

​15h30 Quand les différences deviennent des fractures: genre, polarisation et radicalisation en ligne

Intervenante: Océane Gangi est assistante-doctorante en criminologie à l’Université de Liège. Ses recherches portent sur les processus de radicalisation en ligne, notamment à travers l’étude des narratifs complotistes et de leur circulation. Elle s’intéresse à la manière dont ces récits se construisent, se diffusent et peuvent participer à la radicalisation de certaines communautés.

Argument: À partir de quand une différence de genre devient-elle une fracture? En ligne, les débats sur le sexe, le genre, les identités et les rapports de pouvoir dépassent parfois la simple confrontation d’opinions. Les discours masculinistes et ceux qui leur répondent se définissent les uns contre les autres, jusqu’à parfois renforcer leurs propres frontières. Que se passe-t-il lorsqu’une identité se construit autour d’un sentiment d’injustice ou de menace? Comment un «nous» fait-il émerger un «eux»? Et pourquoi les théories du complot trouvent-elles parfois dans les controverses autour du genre un terrain fertile? De l’expérience individuelle aux dynamiques de groupe, jusqu’à l’environnement numérique, cette présentation interrogera le rôle des identités, des communautés en ligne, des algorithmes, des chambres d’écho et des récits complotistes dans les processus de polarisation. Il s’agira ainsi de comprendre comment une différence de genre peut devenir une opposition entre groupes et, dans certaines trajectoires, contribuer à des processus de radicalisation.

  

17h30 Fin de la première journée

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JEUDI 19 NOVEMBRE 2026

  

08h30 Accueil en chanson

  

  

13h30 «Les yeux rouges», témoignage d'un cyberharcèlement sexiste [Titre provisoire]

Intervenante: Myriam Leroy est journaliste, chroniqueuse, autrice, réalisatrice de documentaires et romancière belge. Dans ses livres, elle traite du sexisme et de la place des femmes dans la société.

Argument provisoire: Myriam Leroy nous lira des extraits de son roman «Les yeux rouges», qui serviront de point de départ à des échanges avec Jean-Claude Maes d'abord, le public ensuite.

  

15h00 Pause café en chanson

  

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09h00 De la différence à la subjectivation, de l’errance à la transmission. Le regard interculturel

Intervenant: Alexandre Ansay, master en philosophie, DESU en pratiques cliniques avec les familles migrantes (Centre Georges Devereux), a été responsable du projet de recherche action HARD de 2001 à 2006, ce qui l'a mis au contact de personnes migrantes et d’adolescents en errance adeptes des conduites à risque, et coordinateur du Centre régional d’appui à la politique de Cohésion sociale de 2005 à 2020. Actuellement, il dirige le CBAI.

Argument: L’exposé sera centré sur la question de la subjectivation, c’est-à-dire sur la manière dont certains dispositifs d’intervention (qu’ils soient éducatifs, pédagogiques ou autres) peuvent permettre à des individus, moyennant certaines conditions, de devenir des êtres capables de construire une définition d’eux-mêmes.

La perspective interculturelle nous invite à envisager ce travail de construction à partir de questionnements qui font place à la complexité des appartenances culturelles (celles qu’ils et elles revendiquent) dans des contextes institutionnels qui produisent, sur ces êtres en construction, des effets de violence symbolique. Dans ces situations, que pouvons-nous proposer ? À quelles remises en question nos propositions peuvent-elles aboutir?

  

10h30 Pause café en chanson​

  

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11h00 De rage et d’espoir. Des femmes prennent les dangereuses routes de l’exil, font des enfants en chemin et cherchent la vie dans le pays d’installation

Intervenante: Pascale Jamoulle, anthropologue, UCL et UMons, auteure de «Des hommes sur le fil» (2005), «Fragments d’intime» (2009), «Par-delà les silences» (2013) et «Je n'existais plus» (2021), etc.​

Argument: L’exposé racontera les chocs décoloniaux et les apprentissages mutuels d’un psychiatre, d’une anthropologue, de deux migrantes féministes décoloniales et d’un dessinateur autour de la réalisation d’un roman graphique, basé sur des récits véridiques de femmes migrantes. Elles ont fui, pris des routes violentes et fait des enfants en chemin. Elles sont puissantes, courageuses et généreuses. Cependant, leurs relations avec les hommes et avec leurs enfants afrodescendants sont marquées par la Grande histoire, leurs propres vécus, la crise de l’accueil et leurs problèmes de séjour en Europe. Ces femmes s’entraident et mobilisent des ressources insoupçonnées pour répondre à leurs besoins et ceux de leurs enfants.

  

12h30 Pause repas en chanson

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13h30 Éloge des différences en psychothérapie

Intervenant: Serge Escots, docteur en anthropologie, psychothérapeute familial, directeur de l'Institut d'Anthropologie Clinique (Toulouse).

Argument: D’une certaine manière, l’art de la psychothérapie pourrait bien se réduire aux façons de générer des différences là où sévit la confusion. À propos de l’information, l’anthropologue et épistémologue Gregory Bateson disait ceci: «En fait, ce que nous désignons par information – l’unité élémentaire d’information – c’est une différence qui crée une différence». Précisons d’emblée que d’un point de vue scientifique, ce qui fait sens se motive à partir de quatre catégories de relations différentes. Ces quatre formes de différences fondamentales seront examinées chacune en s’appuyant sur des situations cliniques. 

  

15h00 Pause café en chanson

   

  

​15h30 Vaut-il mieux en rire ?

Intervenante: Olivia Gazalé a enseigné la philosophie pendant 25 ans, entre autres  à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et aux Mardis de la Philo, dont elle est la co-fondatrice et l’ex-présidente. Elle s’est fait connaître par ses articles publiés dans Philosophie Magazine et des contributions à plusieurs ouvrages collectifs. Puis elle a écrit trois essais remarqués: en 2012, «Je t’aime à la Philo. Quand les philosophes parlent d’amour et de sexe», en 2017, «Le mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes», et en 2025, «Le paradoxe du rire. Et si ce n'était pas toujours drôle?».

Argument provisoire: Les différences sont sources de différends. Peut-être vaut-il mieux en rire? Mais il y a mille et une façons d’en rire: rires de joie et d'émancipation, mais aussi rires de mépris, voire de haine.

  

17h30 Fin de la seconde journée

  

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